Selon une étude Opinion way pour SeLoger, réalisée en février 2021, les investisseurs locatifs sont nombreux à penser que la crise sanitaire est génératrice d’opportunités immobilières. Mieux, l’immobilier fait plus que jamais office de valeur refuge, loin devant la Bourse et l’assurance-vie. 

Pour 86 % des Français, l’immobilier est le placement à privilégier

Malgré les incertitudes économiques qui perdurent, l’immobilier continue de tirer son épingle du jeu. Preuve en est, 86 % des Français interrogés dans le cadre d’une étude n’hésitent pas à investir dans la pierre, contre 6 % pour la Bourse et 4 % pour l’assurance-vie. 72 % des investisseurs locatifs sont quant à eux confiants quant à la réalisation de leur projet dans les 12 mois et 67 % estiment même que la crise aura créé des opportunités. 

Il faut dire qu’investir dans l’immobilier locatif s’inscrit toujours dans des objectifs pragmatiques, qui ont pu se renforcer ces derniers mois par un besoin de sécurité. Ainsi, 29 % des investisseurs cherchent un complément de revenu, 28 % souhaitent préparer leur retraite en se constituant un patrimoine et 21 % pensent à leurs enfants et voient en l’immobilier locatif un bon moyen de préparer leur succession. 

Des opportunités immobilières engendrées par le télétravail ?

En septembre 2020 déjà, SeLoger avait mené une étude similaire. 80 % des personnes interrogées considéraient alors l’immobilier comme le placement le plus attractif depuis le début de la crise sanitaire en France, et 61 % voyaient en la crise une source potentielle de nouvelles opportunités immobilières. Un sentiment expliqué par la généralisation du télétravail, l’intérêt retrouvé pour les villes moyennes et les maisons avec jardin. Autant de nouvelles attentes qui ont considérablement redessiné le marché et qui peuvent influer sur les prix. À l’automne 2020 par exemple, 25 % des Franciliens souhaitaient s’installer en Province contre 23 % en septembre, 18 % en mai et 14 % en février.

Concrètement, les opportunités anticipées par les investisseurs peuvent prendre plusieurs formes. En ville et dans les zones tendues en général, les problèmes liés à l’obtention d’un financement, la baisse du nombre de visites en raison des protocoles sanitaires et les tempéraments méfiants peuvent entraîner une baisse de la concurrence entre les acquéreurs. De même, l’offre pourrait être, en tout cas temporairement, plus importante en raison des problèmes financiers, mutations et autres déménagements dont certains ont été accélérés par la crise et les confinements. En Province, le télétravail et les envies d’espace qui redynamisent le marché immobilier, engendrent aussi une hausse des prix. Certains secteurs à fort potentiel, pourtant encore en sommeil, peuvent toutefois être dès à présent étudiés.

Investir à proximité de sa résidence principale

Avant d’investir, 8 futurs acquéreurs sur 10 déclarent se tenir informés des dispositifs de défiscalisation existants, tels que le dispositif Pinel. Ils sont toutefois un peu moins (5 sur 10) à connaître le dispositif Denormandie, proche du Pinel, mais recentré sur l’immobilier locatif ancien avec travaux, dans les villes moyennes dégradées.

Une constante se retrouve chez 80 % des personnes interrogées : l’importance de connaître l’environnement et la zone d’achat avant d’investir. Cela permet de mieux anticiper les projets urbains et la demande locative et donc de réduire le taux de vacance. Pour cette raison, les investisseurs locatifs sont nombreux à privilégier un achat immobilier à proximité de leur résidence principale.

 

Cinquième Rue

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